Social
Date de publication : 13/02/2026

Christian Serpaud
Moins connu que l’engagement de service civique, le volontariat associatif permet à des fondations reconnues d’utilité publique et des associations, dès lors qu’elles sont agréées par l’État, d’accueillir une personne âgée d’au moins 25 ans pour réaliser une mission d’intérêt général. L’avantage de ce dispositif étant que les dirigeants bénévoles y sont éligibles.
Avant d’accueillir un volontaire, l’association ou la fondation (ci-après « l’organisme ») doit demander un agrément auprès de l’Agence du service civique (ASC). Cet agrément est accordé pour une durée maximale de 5 ans renouvelable.
Pour obtenir cet agrément, l’organisme doit remplir plusieurs conditions. Ainsi, il doit notamment :

Le volontaire associatif doit être âgé d’au moins 25 ans. Toutefois, sur dérogation de l’ASC, un organisme peut accueillir un jeune âgé de 18 à 24 ans.
L’organisme doit proposer au volontaire une mission d’intérêt général dans un des 10 domaines « reconnus prioritaires pour la Nation » : solidarité, santé, éducation pour tous, culture et loisirs, sport, environnement, mémoire et citoyenneté, développement international et action humanitaire, intervention d’urgence en cas de crise et citoyenneté européenne.
Cette mission ne doit pas relever du fonctionnement général de l’organisme (secrétariat, standard téléphonique…) ni correspondre aux tâches normalement confiées à ses permanents (salariés, bénévoles…). Elle ne doit pas non plus concerner des tâches exercées par un salarié de l’organisme dont le contrat de travail a été rompu dans la dernier année.

La mission du volontaire dure entre 6 et 24 mois, sachant qu’elle peut être renouvelée sans dépasser 36 mois au total.
Elle doit l’occuper entre 24 et 48 heures par semaine, réparties au maximum sur 6 jours. Néanmoins, sur dérogation de l’ASC, la mission peut être d’une durée hebdomadaire de moins de 24 heures. Par ailleurs, le volontaire mobilisé plus de 35 heures doit récupérer ses heures sur les semaines suivantes ou via des jours de congés supplémentaires.
L’organisme et le volontaire doivent signer un contrat de volontariat associatif qui mentionne :

L’organisme doit désigner un tuteur qui va préparer le volontaire à ses missions et l’accompagner dans leur réalisation.
Il doit verser au volontaire une indemnité mensuelle comprise, selon la durée hebdomadaire de la mission, entre 127,06 € et 850,78 € brut. La moitié du montant de cette indemnité pouvant être accordée en nature (repas, transport, logement…). L’indemnité (mais pas les prestations en nature) est soumise aux cotisations et contributions sociales. À ce titre, l’organisme doit donc affilier le volontaire à la sécurité sociale.
Le volontaire bénéficie de congés payés annuel d’une durée de 2 jours ouvrés par mois de service effectif et du congé de maternité. L’organisme peut également lui accorder des congés exceptionnels pour événements familiaux lors de la naissance de son enfant, de son mariage ou de la conclusion d’un Pacs (3 jours maximum par évènement) ou lors du décès d’un parent, d’un enfant, d’un frère ou d’une sœur (10 jours maximum par évènement).
| Avantages pour le volontaire | Avantages pour l’organisme |
| Ce contrat permet au volontaire de s’épanouir et de satisfaire un besoin personnel d’être utile à la communauté en vue d’apporter sa contribution, son expérience, son énergie. Il lui permet également de s’intégrer dans les activités des organismes et de vivre le quotidien des salariés-bénévoles et des usagers. Le volontaire pourra également acquérir de nouvelles connaissances, se constituer un réseau et ajouter une expérience dans sa carrière. | Ce contrat est un moyen d’ancrage de la structure auprès des usagers et cela apporte de la visibilité sur les actions réalisées. Au-delà des prestations délivrées, ce contrat peut également être un levier de recrutement de futurs voire de nouveaux administrateurs qui auront été immergés dans les activités de l’organisme. |

Christian Serpaud
Expert-comptable, commissaire aux comptes, associé, directeur national ESS
Christian est associé au sein du cabinet In Extenso. Expert-comptable et commissaire aux comptes spécialiste du secteur associatif et ESS, il est en charge du Marché Economie Sociale du groupe In Extenso.